Articles de fond
Neurosciences et fabrication concrète du texte poétique chez Lorand Gaspar pour une approche vivante de l'art littéraire. PDF Imprimer
Écrit par Marie-Antoinette Laffont-Bissay   
Jeudi, 03 Décembre 2009 07:54

Introduction 
I – La science et la poésie ne s’opposent pas
II – Rôle et place du langage pour une recherche en neurosciences
III – Neurosciences et poésie ou la recréation d’un monde
Conclusion

Introduction

Dans Approche de la parole, Lorand Gaspar souligne que (2) « le geste d’écrire, de manier la langue, et le geste de soigner, de recoudre ([…] dans les deux il y a un temps de dissection et un temps de reconstruction) – coule du même désir de vivre et de voir plus clair. » (AP 185) Son métier de chirurgien et les recherches effectuées dans le domaine des neurosciences aux côtés du Docteur Jacques Fradin avec qui il a publié récemment un ouvrage, L’Intelligence du stress (3), facilitent sûrement ce rapprochement. De plus, cette union de la science et de la poésie va de pair avec celle du corps et de l’esprit. Et, c’est justement le passage de l’un à l’autre qui retient l’attention de Lorand Gaspar car il lui paraît « plus important d’explorer, d’apprendre à mieux connaître la « matière vivante ». Et au sein du monde vivant sur cette planète, essayer de mieux comprendre le fonctionnement de l’humain, celui de son corps et de son cerveau.» (4) Pour mener à bien cette élucidation, Lorand Gaspar explore directement le processus créateur en se demandant ce qui se passe dans le cerveau au niveau des idées avant qu’elles ne soient mises à nu et ordonnées par le langage, avant qu’elles ne prennent forme au sein de l’écriture poétique. Ce questionnement apparaît dans ses œuvres en vers et en prose. 

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Littérature et neurosciences. Appel à une collaboration interdisciplinaire PDF Imprimer
Écrit par Marc-Mathieu Münch   
Mercredi, 02 Décembre 2009 08:24

Au début du vingt-et-unième siècle, il est encore fort difficile de jeter un pont par-dessus le profond fossé qui sépare, d’une part, la description objective du régulateur central du corps humain, le cerveau, et d’autre part, les théories littéraires que ce même régulateur a conçues avant de rien savoir de son anatomie, de sa chimie, de son électricité et de son évolution. Le problème est d’autant plus difficile que la civilisation occidentale s’embrouille depuis son Antiquité dans la question insoluble des deux natures opposées du corps et de l’esprit.

Pourtant si j’aborde quand même ce sujet, c’est parce que j’ai passé ma vie de chercheur à tenter une description scientifique (car il y a de la rigueur scientifique dans les sciences humaines ) du phénomène littéraire planétaire et que – contre toute attente – cette description semble correspondre malgré un fossé encore profond à celle du cerveau comme si de part et d’autre de la fracture matière/esprit on pouvait retrouver, mais chaque fois dans un autre régime et avec un autre vocabulaire, des strates ou des couches qui se correspondent.

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